Le doryphore (Leptinotarsa decemlineata) peut dévaster un rang de pommes de terre en semaines. 🪲 Très bien contrôlable en bio!
Reconnaissance
| Stade | Apparence | Dégâts |
|---|---|---|
| Œufs | Jaune-orange, dessous des feuilles | Pas encore de dégâts |
| Larve (3e-4e stade) | Orange, taches noires | ⚠️ PRINCIPAL RAVAGEUR |
| Adulte | Jaune-orange, 10 rayures noires | Moins que les larves |
Méthodes bio
- 🖐️ Ramassage manuel le matin dans eau savonneuse
- 🦠 Bt var. tenebrionis — tue les larves (autorisé en bio)
- 🌿 Huile de neem — dissuade le repas, tous les 10–14 jours le soir
- 🔄 Rotation des cultures — tous les 3–4 ans
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Conclusion
Doryphore bio: ramassage + Bt + neem + rotation. Intervenir tôt! 🪲
- Pourquoi les larves au 3e-4e stade causent-elles le plus de dégâts, et non l’adulte ?
Les larves atteignent leur masse corporelle maximale lors de la dernière phase de développement avant de se nymphoser dans le sol, c’est pourquoi leur besoin énergétique est alors le plus élevé — c’est pour cela qu’elles mangent 10 à 15 fois plus par jour qu’un doryphore adulte. Comme les larves ne peuvent pas voler et restent sur une même plante, un seul groupe de larves issu d’une ponte peut défolier entièrement un plant de pomme de terre en quelques jours, tandis que les adultes volants ont tendance à se répartir sur plusieurs plants.
- Pourquoi le Bacillus thuringiensis var. tenebrionis n’agit-il que sur les larves et pas sur les doryphores adultes ?
Les protéines cristallines produites par la bactérie Bt ne s’activent que dans un milieu intestinal alcalin, caractéristique du système digestif des larves — le pH intestinal et les processus digestifs du doryphore adulte sont différents, donc la protéine ne peut pas s’y fixer ni exercer son effet toxique. C’est pourquoi la pulvérisation à base de Bt doit être spécifiquement synchronisée avec les jeunes stades larvaires (1er-3e stade), quand ils se nourrissent activement des feuilles traitées.
- Pourquoi faut-il pulvériser l’huile de neem et le Bt le soir plutôt que dans la journée ?
Les deux principes actifs (l’azadirachtine et les protéines cristallines du Bt) sont sensibles aux UV, ce qui signifie que le soleil direct les décompose et les rend inefficaces en quelques heures, avant qu’ils puissent agir sur le ravageur. Une pulvérisation le soir donne au principe actif toute la nuit pour pénétrer le tissu foliaire ou être ingéré par les larves en train de se nourrir, avant que le soleil du lendemain ne le décompose à nouveau.
- Pourquoi la rotation des cultures seule ne suffit-elle pas contre le doryphore, si celui-ci ne peut pas voler au stade larvaire ?
Si les larves sont effectivement immobiles, les doryphores adultes peuvent voler et parcourir même plusieurs centaines de mètres pour trouver la parcelle de pommes de terre la plus proche après le réveil des individus ayant hiverné dans le sol. La rotation des cultures seule n’élimine donc pas le risque d’infestation, mais elle réduit considérablement la probabilité que les doryphores hivernant dans le sol trouvent immédiatement la nouvelle plantation sans avoir à la chercher — c’est pourquoi il est utile de la combiner avec le ramassage manuel et les traitements biologiques.

